Archive pour la catégorie ‘Industrie’
La corrosion dans les raffineries a été, et reste, le sujet de nombreuses études, de nombreux documents, cours et forums Web. Bien qu’une grande partie de ce qui a été écrit montre que des progrès significatifs ont été réalisés dans la compréhension de la corrosion, il est également clair que le problème existe encore et qu’il empire probablement.
Le coût global de la corrosion dans les raffineries a été estimé à 15 milliards de dollars US chaque année. Il est impossible d’obtenir des chiffres plus précis car les raffineries ne dévoilent pas l’étendue de leurs problèmes liés à la corrosion, ce qui est compréhensible étant donné la législation environnementale toujours croissante à laquelle elles doivent faire face. On peut mentionner que dans ces coûts, les manques à gagner et la durée d’inactivité n’ont pas été pris en compte. Un rapport d’analyse réalisé par NACE International indique que, pour les États-Unis uniquement, les manques à gagner annuels dûs à la corrosion dans les raffineries peuvent atteindre jusqu’à 12 milliards de dollars!
Malgré une recherche approfondie et un grand nombre de documents disponibles, plusieurs des mécanismes de la corrosion ne sont pas encore entièrement maîtrisés. Le problème avec le raffinage du pétrole réside dans le fait qu’il n’existe pas qu’une seule source de corrosion, mais plusieurs. Cerise sur le gâteau, certains des agents corrosifs pourraient interagir et développer ou inhiber la corrosivité de l’autre. Les conditions de procédés physiques jouent aussi un rôle et c’est pour cela que la température, le débit et le numéro de référence Reynolds ont également été pris en compte. L’infrastructure de la raffinerie elle-même a tout autant d’importance. Les conduites, les cuves, les soudures, les instruments, etc. font bien entendu également partie de l’équation. Au vu du nombre de variables, il devient évident que la corrosion est un problème complexe.
Le soufre
Une des raisons pour lesquelles la situation ne va probablement pas s’améliorer de sitôt est le traitement croissant des pétroles bruts sulfureux de mauvaise qualité. Le pétrole brut sulfureux est un pétrole brut à haute teneur en soufre ( contrairement au pétrole non sulfureux pauvre en soufre ). Du fait de son coût de matières premières inférieur, le pétrole brut sulfureux est, pour des raisons économiques, le produit préféré des raffineries. De plus, le pétrole brut non sulfureux est de moins en moins disponible car la plupart de ses réserves sont épuisées. Dans le pétrole brut sulfureux, le soufre est présent sous la forme de mercaptans, H2S, sels de sulfate, soufre élémentaire, etc. Plusieurs de ces espèces sont réactives et provoquent une corrosion fissurante provoquée par l’hydrogène sulfuré et une corrosion par l’acide sulfurique au cours du procédé de raffinage.
L’acidité
Outre le soufre, le pétrole brut contient de nombreuses espèces qui sont quantifiées par l’indice d’acidité ( TAN ) du pétrole. Cet indice n’est pas spécifique à un acide en particulier mais fait référence à tous les composants acides possibles du pétrole brut, et il est défini par la quantité d’hydroxyde de potassium requise pour neutraliser les acides dans un gramme de pétrole. Les plus courants sont les acides naphthéniques, qui sont organiques, mais les acides minéraux, H2S, HCN, CO2, etc. peuvent également être présents et tous peuvent contribuer considérablement à la corrosion de l’équipement. Même les matériaux appropriés pour un usage avec du soufre sont détériorés sous l’assaut de ces composants agressifs. Là encore, en raison des considérations de coûts, on remarque une tendance en faveur des pétroles bruts avec un TAN plus élevé.
Le dessalement
Le dessalement du pétrole brut est la première étape du raffinage qui a un effet direct sur la corrosion et l’encrassement. En mélangeant et en lavant le pétrole brut avec de l’eau, les sels et les solides se transfèrent dans la phase aqueuse qui se dépose dans un réservoir. Un champ électrostatique est induit pour accélérer la séparation du pétrole et de l’eau. De cette manière, les sels inorganiques qui pourraient provoquer l’encrassement ou s’hydrolyser et former des acides corrosifs sont en grande partie éliminés. Souvent, des produits chimiques sont ajoutés sous la forme de désémulsifiants pour interrompre l’émulsion pétrole / eau. Aussi, des produits chimiques tels que la soude caustique sont introduits pour neutraliser les composants acides. Cependant, l’alimentation incontrôlée d’une substance caustique peut avoir un effet adverse. Un excès de substance caustique peut conduire à la formation de savon due, par exemple, à la présence d’acides gras. Le savon stabilise le mélange pétrole / eau et empêche le procédé de séparation. De même, un mélange trop fort de pétrole et d’eau peut créer une émulsion très difficile à interrompre. Le plus souvent, le pétrole brut arrive à la raffinerie sous forme d’émulsion due à la présence d’eau ayant été utilisée pour optimiser l’extraction du pétrole du réservoir de pétrole, ou de l’eau peut s’être formée naturellement dans le réservoir. Il arrive parfois que des émulsions soient trop fortes et s’avèrent impossibles à interrompre. Le cas échéant, de nombreux contaminants finissent dans les procédés en aval, ce qui peut avoir de graves conséquences.
Le pH est un paramètre du procédé qui peut jouer un rôle vital à la fois dans la neutralisation des acides et dans la désémulsification. Le contrôle précis du pH dans l’effluent d’eau de désali nisation permet un dosage efficace de substance caustique ou d’acide pouvant conduire à des économies importantes en termes de coûts. La stabilité de l’émulsion pétrole / eau dépend en partie du pH. En maintenant le pH du mélange dans une certaine gamme, les produits chimiques désémulsifiants permettent d’interrompre l’émulsion en agissant directement sur les gouttelettes d’eau. La rapidité et la qualité du procédé de séparation peuvent ainsi être améliorées, entraînant un transfert d’eau moins important, lequel peut à son tour conduire à une réduction considérable de la corrosion et de l’encrassement en aval.
La distillation
Malgré une bonne opération de dessalement, des agents corrosifs peuvent encore apparaître en abondance au cours du traitement en aval. Un bon exemple de cette situation est la corrosion par l’eau acide qui se produit dans le distillateur de pétrole brut. Au cours du procédé, de nombreux gaz sulfureux se forment et notamment le célèbre sulfure d’hydrogène. De la vapeur, qui est injectée dans la tour de pétrole brut pour améliorer la distillation fractionnée, se condense dans la partie supérieure de l’unité. Le sulfure d’hydrogène se dissout dans le condensat et forme un acide faible connu pour provoquer le craquage par corrosion sous tension dans la section supérieure de la colonne et dans le condenseur en surface. Cela peut conduire à un retubage fréquent du condensateur et, dans le pire des cas, au remplacement du haut de la tour de pétrole brut dans son intégralité.
By: Marie-Louise Hupert
Bien que l’industrie chimique se caractérise par une grande diversité de procédés, peu d’entre eux étant similaires, les opérations standard présentent de nombreuses similitudes. L’une d’elles est la nécessité d’effectuer des analyses en ligne des procédés précises en vue d’optimiser la qualité du produit et le rendement et de diminuer les coûts. Les mesures de pH, redox, conductivité, oxygène dissous ou turbidité peuvent paraître insignifiantes dans un procédé industriel global, mais elles peuvent entraîner des temps d’arrêt et de dépenses inconsidérées s’ils sont mal comprises ou contrôlées.
Comment les directeurs d’usine et les ingénieurs peuvent-ils s’assurer que l’évaluation de certains paramètres contribuera au déroulement simple et efficace des procédés et tirer profit de la disponibilité de l’équipement industriel ? Il existe fort heureusement des solutions d’analyse industrielle avancée qui sont non seulement précises et fiables (même dans les conditions de procédé les plus difficiles), mais qui impliquent également des besoins en maintenance beaucoup moins importants et surtout prévisibles, comme pour le point de mesure.
La présente documentation étudie les problèmes auxquels peuvent être confrontées les usines chimiques lorsque certains des paramètres susmentionnés ne se trouvent pas dans les limites définies, et explique comment une analyse en ligne de pointe peut permettre d’éviter ces problèmes et d’augmenter l’efficacité de l’usine.
Préparation de l’eau
Les conduites de chaudière défectueuses restent la principale cause d’indisponibilité des générateurs de vapeur industriels. Dans la plupart des cas, la corrosion est due aux dépôts et au tartre qui s’accumulent sur les conduites et réduit le transfert de chaleur. Par conséquent, les coûts de combustibles nécessaires à la production d’une quantité de vapeur donnée augmentent. Il est possible de contrôler la corrosion et la formation de tartre en maintenant une chimie de l’eau adéquate.
Grâce à un contrôle précis du pH de l’eau de l’unité d’osmose inverse, les membranes sont protégées de toute altération. Lors du procédé d’échange d’ions, le pH doit être surveillé afin de garantir qu’aucun acide ou base de régénération ne vienne contaminer l’eau de la chaudière. Dans l’eau d’alimentation des chaudières, la mesure du pH constitue une tâche ardue, mais essentielle pour la prévention de la corrosion.
Des mesures en ligne continues du pH, de l’oxygène dissous et de la conductivité sont d’une extrême importance pour le contrôle de la corrosion et de la formation de tartre et pour optimiser l’efficacité énergétique.
Procédés principaux
La qualité et le rendement des produits représentent les deux aspects vitaux de chaque procédé. Pour que les entreprises demeurent compétitives sur le marché mondial, les procédés doivent donc être surveillés et analysés selon une approche spécialisée. La qualité et le rendement peuvent être nettement améliorés à l’aide d’une analyse en ligne à chaque des étapes du procédé.
Par exemple, le pH est un paramètre crucial à diverses étapes de synthèse, telles que l’estérification ou la polymérisation, et pour la formation de certains sels. Hormis la réduction de la consommation de produits chimiques, le contrôle du pH a également pour effet d’améliorer la pureté du produit et contribue à des économies de coût globales. S’il est précis, il peut jouer un rôle important dans le déclenchement de la cristallisation et l’identification de la structure cristalline. Des substances dissoutes en cours de procédé ou des substances d’eaux usées (par exemple, H2S, CO2 et NH3) sont potentiellement corrosives ou nocives. Un contrôle précis du pH dans la colonne de distillation permet de déterminer la présence de tels composants sous forme gazeuse et de les retirer de l’eau de façon efficace le cas échéant.
Dans les laveurs de gaz, il est absolument indispensable de maintenir une concentration correcte pour l’agent de lavage. Selon l’agent utilisé, le contrôle du pH peut s’avérer très efficace pour optimiser les performances du laveur de gaz.
By: Mettler Toledo 7830
La mesure de l’oxygène gazeux à l’aide de sondes ampérométriques représente la solution de protection la plus directe et la plus simple contre l’oxydation et l’explosion.
Oxygène indésirable
La couverture est le procédé de remplissage de l’espace de tête des cuves de stockage et des réacteurs avec un gaz inerte, en vue de protéger son contenu contre tout risque d’explosion, de dégradation ou de polymérisation provoqué par la présence d’O2, mais aussi d’éviter la corrosion de l’équipement. Le système est conçu de manière à fonctionner à des pressions supérieures à la pression atmosphérique, empêchant par conséquent l’air extérieur de pénétrer dans la cuve. La présence d’O2 et d’humidité dans l’air n’est pas souhaitable dans de nombreux procédés, c’est pourquoi la pressurisation est réalisée dans l’industrie (pétro)chimique, dans les applications d’eau pure et les industries agroalimentaire et pharmaceutique.
L’inertage est effectué pour les raisons identiques, mais ne se limite pas aux cuves de stockage et aux réacteurs. Tout espace confiné peut être arrosé d’un gaz inerte afin de créer l’atmosphère souhaitée. Il peut s’agir de conditionner de la nourriture sous atmosphère protectrice afin d’augmenter la durée de stockage ou encore abaisser la concentration en O2 d’achedans des ateliers de soudages pour réduire le risque d’incendie. Est également courant l’inertage complet ou partiel dans les équipements de procédé suivants :
• les centrifugeuses ;
• les broyeurs ;
• les mélangeurs ;
• les séchoirs à lit fluidisé ;
• les silos ;
• le transport pneumatique ;
• l’apport de la charge d’alimentation aux incinérateurs/torches.
Pour des motifs économiques et de disponibilité, le gaz inerte le plus couramment utilisé est l’azote.
Procédé de couverture
Le moyen le plus simple de protéger une cuve, des surpressions ou pressions négatives est de prévoir une ouverture sur le dessus. Ainsi, tout surplus d’air ou de gaz peut s’échapper facilement lorsque le produit y est pompé et, à l’inverse, l’air peut entrer dans la cuve lorsque le produit est évacué. Un tel système permet en outre à la cuve de « respirer » selon les fluctuations de température qui, en temps normal, peuvent entraîner d’importants changements de volume.
Cependant, cette méthode ne convient pas à l’ensemble des produits. L’air pénétrant dans la cuve peut contaminer le produit et, dans le cas de stockage de solvants organiques et d’hydrocarbures, un mélange explosif de gaz et d’air se formera au-dessus. Par ailleurs, des vapeurs et gaz non souhaités peuvent être émis dans l’atmosphère. Pour éviter ces situations, la cuve doit être étanche et soumise à une pression constante pour empêcher une surpression au moment du remplissage ou lorsque la température augmente ou encore, pour éviter le vide lors de l’évacuation du produit. Les grandes cuves de stockage en particulier ne sont pas compatibles avec de faibles pressions.
By: Marie-Louise Hupert
Veiller à la propreté d’un magasin est très compliqué, parce qu’il faudrait le faire un jour sur deux pour un résultat optimal. La présence de saleté au milieu des produits, sous les cintres ou dans une cabine d’essayage serait mauvaise pour la réputation. De même, aucune fashion victime ne souhaite aller assister à une présentation dans un showroom où la poussière se voit trop. Il est donc nécessaire, ici comme chez soi, de s’acheter le matériel efficace pour le ménage. Si, chez soi, un aspirateur industriel est un trop gros investissement, l’ autolaveuse, la balayeuse voire la monobrosse simplifie la vie d’un commerçant. Mais pour ce qui concerne les espaces à l’extérieur, comme la devanture d’un fleuriste, un nettoyeur haute pression laissera la place propre et nette pour un parterre de roses, qui attirera à n’en pas douter le client.
En même temps, la réalité de un magasin l’est aussi pour nos lieux de vie. Mais oui, c’est un travail récurrent, dont personne ne peut véritablement se passer, mais personne ne l’aime ! Sauf à vouloir habiter dans un environnement plein de poussière qui, elle, envahit chacun des espaces de notre logement, visibles ou invisibles. Cependant une chambre à coucher la poussière prospère n’est pas très bonne pour la santé, spécifiquement celle d’un enfant. Pour le reste les adultes doivent eux aussi faire attention à l’absence d’hygiène dans la pièce où ils dorment. Suite à quoi il faut penser, dans le salon, la salle de séjour, à toutes les personnes que l’on va devoir accueillir, il serait mauvais de inviter à s’installer et à se détendre dans une salle pleine de poussière !
Donc chez nous, sur notre lieu de travail ou dans notre boutique, il est donc assez recommandé d’avoir entre les mains des outils de qualité professionnelle !
By: pressetacom
SAV NETWORK accompagne les fabricants de machines industrielles dans la création, la gestion et l’optimisation d’un réseau de service après-vente externalisé.
Vous commercialisez vos machines auprès de clients répartis sur toute la France et vous avez besoin de leur offrir une service après-vente (SAV) de proximité, efficace et réactif, cohérent et adapté à votre métier ?
Le réseau SAV NETWORK vous apporte des solutions rapides et optimisées :
- des prestataires techniques qualifiés, partout où vous en avez besoin,
- une solution de gestion des interventions en temps réel, via Internet,
- une solution innovante de suivi et d’assistance audio-vidéo des techniciens sur site.
Pour plus d’information : contact@savnetwork.com.
By: Laurent MELLAH
Face au développement des risques environnementaux et de leurs impacts, notamment en matière de santé publique, la caractérisation et la mesure des polluants dans le sous-sol, l’eau et l’air font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Un travail dans lequel s’investit tout particulièrement le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) au travers de son service Métrologie, monitoring, analyse.
Les risques environnementaux sont liés aux impacts des produits chimiques, minéraux et organiques (hydrocarbures, produits phytosanitaires, produits pharmaceutiques ou vétérinaires…) sur l’environnement en général et sur les sols, les sous-sols, les eaux souterraines et en surface ainsi que les particules de l’air en particulier. Des risques qui touchent donc, indirectement, à la santé publique. « Chaque strate de notre environnement est touchée de manière différente par ces polluants, souligne Gilles Hervouët, Chef du service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM. « La mise en place de mesures de protection face aux risques environnementaux nécessite donc au préalable de définir et de caractériser la nature des polluants et d’en mesurer le niveau de concentration en fonction de chacun des compartiments qu’ils traversent. Un travail de recherche et développement que nous réalisons au sein du service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM. »
Le BRGM définit des méthodes d’analyse environnementale
La mission de ce service consiste à développer des méthodes pour identifier et mesurer des traces de polluants dans l’air, les sols et les eaux. « Tout ce qui nécessite des mesures physiques ou chimiques peut ainsi être traité au sein du service», précise Gilles Hervouët. Ainsi, le BRGM contribue à l’application en France de la Directive européenne de 2000 pour la protection et la gestion de l’eau. Cette directive poursuit plusieurs objectifs tels que la prévention et la réduction de la pollution, la promotion d’une utilisation durable de l’eau, la protection de l’environnement, l’amélioration de l’état des écosystèmes aquatiques et l’atténuation des effets des inondations et des sécheresses. Son objectif ultime consiste à atteindre un « bon état » écologique et chimique de toutes les eaux communautaires d’ici à 2015. « Dans le cadre de cette directive, chaque état membre a pour mission de mettre en place des dispositifs pour contrôler la qualité des ressources en eaux souterraines ou de surface, explique Gilles Hervouët. Un travail sur lequel œuvre activement notre service. » Alors que les substances polluantes évoluent et se multiplient en permanence, le BRGM s’intéresse également à tous les composants polluants qui, à terme, sont susceptibles de se retrouver dans notre environnement. « Nous travaillons sur l’évolution de nos méthodes et de nos outils propres à détecter toutes ces nouvelles molécules », ajoute Gilles Hervouët.
De la méthodologie aux contrôles
Une fois la méthode d’identification et de quantification de la source polluante définie, le BRGM propose de la transformer en norme ou en guide à partir desquels il sera lors possible de réaliser des contrôles sanitaires. « À titre d’exemple, nous étudions actuellement dans la région Centre les impacts de l’usage des produits vétérinaires donnés aux animaux sur les eaux de ce territoire, poursuit Gilles Hervouët. Ces analyses permettront ensuite de définir des normes pour que les collectivités disposent d’un nouveau référent en matière de contrôle sanitaire. Le respect de ces normes pourra notamment inciter à la mise en place de nouveaux dispositifs, tels que des bases de rétention ou des systèmes de traitement, pour éviter ces transferts de polluants vers notre environnement naturel. »
L’origine des polluants traquée par les chercheurs du BRGM
Le BRGM a également pour vocation de travailler sur l’origine des polluants. « En développant la connaissance des collectivités ou des entreprises sur l’origine des polluants, nous leur fournissons une information complémentaire et innovante par rapport à l’analyse classique, ajoute Gilles Hervouët. Ils disposent alors des éléments complémentaires pour la mise en œuvre de nouveaux dispositifs de traitement des pollutions beaucoup plus sélectifs. » D’autres services du BRGM proposent d’ailleurs d’accompagner les collectivités et les entreprises dans la mise en place de ces dispositifs.
« Aujourd’hui, le service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM travaille essentiellement pour la recherche, les collectivités et le service public, même si, à terme, ces travaux pourront aussi intéresser les industriels, conclut Gilles Hervouët. Nos travaux de recherche permettent notamment de les sensibiliser sur la présence de produits polluants et de leurs sous-produits dans notre environnement ainsi que sur leur degré de concentration en fonction des territoires ».
Pour plus d’informations, voir le site : www.brgm.fr
ENCADRE 1
Le BRGM contribue aux recherches sur la gestion des déchets
« Le BRGM s’intéresse tout particulièrement à l’optimisation et à la prévention des impacts environnementaux liés à la gestion des déchets ainsi qu’aux problématiques d’approvisionnement en ressources, explique Hervé Gaboriau, Chef du service Environnement industriel et Procédés innovants (EPI). En la matière, les déchets représentent aujourd’hui plus que jamais une ressource alternative aux ressources primaires non renouvelables. »
Les travaux du BRGM autour de la gestion des déchets s’articulent ainsi autour de quatre grands axes principaux :
- La caractérisation des déchets et de leur comportement environnemental. Le BRGM s’attache à cet effet à identifier les éléments polluants présents dans certaines catégories de déchets et à analyser dans quelles conditions ils peuvent être mobilisés et ainsi impacter l’environnement. Ces travaux permettent également d’améliorer les procédés industriels avec l’objectif de réduire l’impact environnemental des déchets produits.
- L’optimisation du stockage des déchets. Le BRGM travaille ainsi sur les performances des barrières ouvragées dont l’objectif est de prévenir les émissions vers l’environnement et de maîtriser les impacts potentiels.
- Le traitement et le recyclage des déchets comme source de « matières premières secondaires ».
- Le développement d’outils d’aide à la décision en matière de gestion des déchets. L’objectif de ces outils consiste à avoir une vision globale d’un système de gestion (à l’échelle d’une filière ou d’un territoire) et d’en évaluer les performances par des critères techniques et environnementaux.
ENCADRE 2
Les dernières nouveautés sur le salon Pollutec
À l’occasion du salon Pollutec, événement qui a rassemblé de nombreux acteurs de l’environnement entre le 30 novembre et le 3 décembre à Lyon Eurexpo, le BRGM a présenté aux visiteurs son expertise et l’évolution de ses métiers liés à l’eau, au recyclage et à la valorisation des déchets, au monitoring environnemental et à la géothermie. « Cette nouvelle édition de Pollutec a notamment été marquée par des rencontres et des échanges fortement qualitatifs entre les différents services du BRGM et les institutionnels, les bureaux d’études ainsi que les particuliers, explique Laurent Rouvreau, Responsable de l’unité Sites et sols pollués du service Environnement industriel et Procédés innovants du BRGM. Le public était très diversifié et particulièrement intéressé par des sujets tels que le recyclage des déchets, l’hydrogéologie, les nappes superficielles profondes ou encore les problèmes d’accessibilités aux documents, comme les cartes géologiques ou hydrogéologiques, les rapports produits par le BRGM… ».
Le BRGM a également présenté sur le plateau télévisé du salon les travaux de recherches menés dans le cadre du projet ASURET (Analyse Systématique des Ressources Renouvelables de la Technosphère), soutenu par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche). « Ce projet innovant, piloté par le BRGM et mené avec de nombreux partenaires, a pour vocation (au travers de l’exemple des matériaux de construction) de fournir aux collectivités une méthodologie d’aide à la décision afin de faciliter la mise en place d’une politique publique permettant de mieux maitriser les impacts sur l’environnement liés à la consommation des ressources naturelles, ajoute Laurent Rouvreau. L’objectif consiste ensuite à créer un cercle vertueux en incitant à la valorisation et au recyclage de ces matériaux, contribuant ainsi à la diminution de la production des déchets et des prélèvements dans les milieux naturels. Ces travaux apporteront également aux professionnels des nouveaux éléments concrets pour favoriser le développement des filières de recyclage et de valorisation des déchets. ».
Enfin, ce salon fut l’occasion de découvrir la révision des normes relatives aux prestations de services dans le domaine des sites et sols pollués, conduite par les acteurs du domaine, et à laquelle le BRGM a activement contribué pour le compte du MEDDTL. Une révision qui donnera lieu à la mise en place, dès 2011, d’un nouveau référentiel de certification pour les prestataires concernés.
Pour plus d’informations, voir le site : www.pollutec.com
Partenaire incontournable au service de votre efficacité commerciale en B2B, Kadeal expose et intervient au Congrès National marquant le 80e anniversaire des Dirigeants Commerciaux de France (DCF) à La Baule, les 17, 18 et 19 juin 2010.
Kadeal est un outil web de prospection commerciale B2B permettant d’accélérer le cycle d’acquisition de nouveaux clients. Sa technologie industrialise et accélère un processusmanuel, pénible et couteux pour les entreprises : produire des listes de prospects qualifiés et à assurer leurs mises à jour régulièrement. Ces tâches occupent jusqu’à 30 % du temps passé des équipes commerciales / marketing.
Kadeal crée une rupture d’usage grâce à sa technologie permettant de combiner données légales classiques et informations « chaudes » obtenues sur le Web, et jusqu’ici largement inexploitées. Kadeal, avec la contribution de ses utilisateurs, fiabilise et enrichit sa base de données.
L’outil Kadeal c’est :
• Un moteur de nouvelle génération qui identifie les entreprises en fonction du contenu de leurs sites web ;
• Un service d’obtention de contacts au sein des entreprises, extraits des réseaux sociaux et d’autres sources web professionnelles ;
• Une plateforme d’échange de contacts apportés, utilisés et validés par les utilisateurs.
Avec plus de 800 000 entreprises dans sa base de données, Kadeal se veut le leader de l’agrégation de contenu B2B du Web proposant des informations à haute valeur ajoutée aux équipes commerciales et marketing.
Kadeal sera présent en tant que partenaire Silver au Congrès National des DCF marquant les 80 ans de la fédération, et participera notamment à la table ronde du vendredi 18 juin, animée par Marc Touati sur le thème « Le client, le marché ».
L’équipe Kadeal est ravie de pouvoir intervenir auprès d’une fédération professionnelle aussi représentative de la fonction commerciale. La société souhaite renforcer sa relation avec la DCF en lui apportant son expertise des média sociaux Internet pour encore plus d’efficacité commerciale.
À propos de Kadeal
Kadeal est une JEI (jeune société innovante) basée à Paris et fondée en 2009 par des business développeurs et des spécialistes du Web. L’idée et le développement de la technologie Kadeal viennent d’un besoin constaté sur le terrain, et élaboré spécifiquement pour raccourcir le tiers de temps passé par les équipes commerciales à rechercher et à identifier des entreprises cibles et leurs contacts. L’ambition de la société est d’être le premier fournisseur de données commerciales B2B en mode DaaS (Data as a Service / Données via un abonnement web). Kadeal adhère au Pôle de compétitivité Cap Digital et a reçu le soutien financier d’OESO et de Scientipôle.
Contacts :
Kadeal
Philippe Duhamel – 01 45 81 82 57 – 06 84 33 76 23 – philippe@kadeal.com – www.kadeal.com
Presse
Florence Gronier – 06 17 29 06 34 – florence@kadeal.com